Travailler en Australie (mon expérience)

Travailler en Australie (mon expérience)

Travailler en Australie est parfois compliqué. Je vous explique d’ailleurs comment trouver un job dans cet article.

Pour ma part, après 2 semaines de recherche, j’ai fini par trouvé un travail en ferme. Et ça grâce à une amie qui avait repéré une annonce sur Facebook. Les recherches étaient plutôt déprimantes tant la concurrence était forte à l’époque de l’année où je cherchais un job (Février-Mars). De plus, je ne comptais rester en Australie que quelques mois et j’avais besoin d’argent rapidement.

J’ai donc décidé d’accepter le travail même si les conditions pouvaient paraître difficiles.

C’était donc un travail en ferme de melons au nord est du Queensland. Je travaillerai pour une entreprise appelée Willing workers.
Les conditions sont les suivantes :

    • Le travail consiste en du planting de melon dans un premier temps et la « déplastification » des champs déjà récoltés.
    • Pour le mois de mars je ferai entre 20 et 40h par semaine payé au minimum légal pour un contrat en part time, 20,66 dollars/h.
    • Je logerai dans une maison avec chambre personnelle dans une collocation de 5 (avec 4 chinois) et pourrai bénéficier d’une voiture. Le tout pour 200 dollars par semaine, ce qui est très cher en Australie.
    • En arrivant, je dois donner 200 dollars de « bond » que je récupérerai dès mon départ. Si je préviens une semaine avant la date où je m’en irai.

Ce qui me dérange, c’est évidemment le prix de la chambre qui est astronomique pour une ville en pleine campagne. En comparaison, les prix à Brisbane sont bien moins élevés.
Mais forcé par le destin et par le besoin de me faire de l’argent rapidement, j’accepte. Surtout que je serai payé à l’heure et non à la pièce, ce qui est plutôt difficile à trouver.

Je prends un avion direction Townsville puis un train direction Home Hill, ma prochaine ville pour les 2 mois et demi à venir.

Mon arrivée à Home Hill

J’arrive donc à Home Hill et est accueilli par la femme de mon propriétaire qui est également mon supérieur hiérarchique, pas mal le business. Très gentille, elle me fait visiter la ville…en 10 minutes. Nous allons ensuite dans ma collocation. La maison est grande, ma chambre très petite, sans fenêtre mais au moins il y a la climatisation. Elle est primordiale compte tenu de la chaleur dans le nord de l’Australie. 

Je fais la connaissance de mes colocataires, tous chinois ou Taïwanais. Tous très gentil, ils ont préparé un repas pour mon arrivée et je m’intègre très rapidement. J’avais pourtant peur d’être vite mis de côté puisqu’ils parlent la même langue. Mais ils font l’effort de me parler même si parfois ils passent de l’anglais au chinois.

Une première journée/soirée qui me rassure donc. On me dit que le lendemain, nous commencerons avec du planting. Que nous pouvons travailler 7/7 jours suivant la météo et les besoin de l’entreprise.  

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Mes premières journée de travail

Le planting

Viennent donc mes premières journées de travail. Nous travaillons en extérieur, et plantons des pousses de melon sur des kilomètres. 

Le travail est difficile : il fait très chaud et les douleurs au dos arrivent rapidement. Le rythme est effréné mais nous ne travaillons que 4h par jour. 
Heureusement, nous pouvons utiliser nos écouteurs, j’écoute donc de la musique ou des podcasts radio, ce qui rend les journées plus facile. Les horaires sont les suivantes : de 9h à 13h environ. Rien de bien compliqué, mais je m’inquiète pour le salaire.

Le « plastic »

De temps en temps, le travail change, nous sommes prévenus le soir pour le lendemain par téléphone. Parfois donc nous passons au « plastic ». Nous devons retirer des kilomètres de plastique noir disposé sur la longueur du champ, certainement pour protéger la terre des attaques extérieur et faire en sorte que les melons poussent droit. 

Ce travail est mieux dans la mesure où nous travaillons 6h : de 8h à 13h environs. Seul bémol : ce travail se fait sur des champs envahis par les mouches, et une vingtaine d’entre elles tournent autour de chaque backpacker et se posent sur eux. Je prendrai un bandana pour me couvrir le visage la prochaine fois. 

Et là, c’est la catastrophe

Après quelques jours, je m’accoutume et suis rassuré du nombre d’heures qui n’est pas si mauvais. Puis arrive le jour de la tempête. Il pleut des cordes pendant que l’on plante mais continuons à travailler. Le temps est exécrable et c’est peu de le dire. Problème : une rivière qui est devenue un torrent borde le champs où nous nous trouvons. Nous finissons avec de l’eau jusqu’aux genoux.

Tout le monde doit arrêter de travailler et partir. Nous prenons la voiture mais les chemins sont quasiment impraticables, nous nous retrouvons embourbés. Une bien mauvaise journée, mais nous rigolons face à cet acharnement.

Finalement on nous sortira de notre mauvaise passe. Nous rentrerons et nous battrons pour savoir qui prendra sa douche en premier. Un chifoumi, je suis deuxième, pas si mal.

Après cette journée, silence radio. Les day off s’enchainent, les champs sont inondés et la pluie continue à s’abattre par intermittence, empêchant la situation de s’améliorer.

Je fis 17h cette semaine-là, un salaire misérable à tel point que mon propriétaire ne nous demandera que 150 dollars pour le loyer. Beau geste.

Je commence donc à m’inquiéter sérieusement pour la suite et attend le retour du soleil avec impatience.

Vous pouvez avoir un aperçu des conditions climatiques sur la vidéo et la photo juste en dessous.

Une bonne nouvelle

Nous arrivons fin mars, presque un mois que je travaille ici. Mon anniversaire a été célébré avec mes colocataires et je me suis lié d’amitié avec l’un d’entre eux. Nous nous sommes inscrits à une salle de sport pour nous occuper les jours de congé.
Je découvre avec émerveillement la cuisine chinoise car mon ami cuisine souvent pour moi et bien mieux que tous les restaurants chinois que j’ai pu faire en France.

Je goûte également au « Hot pot », un plat typique, assez épicé où l’on met de la viande, des légumes et autre dans des soupes avant de se servir dans un bol.

Nous travaillons relativement peu, le plus souvent entre 20 et 30h. Mais arrive enfin une bonne nouvelle. Notre propriétaire, et manager, conscient du peu d’heures que nous faisons nous propose de travailler dans l’usine de packing pendant les day off. En clair, l’usine ouvre ses portes prochainement, et il faut la nettoyer de fond en comble.

Parfait, enfin du travail. Je ne m’attarderai pas sur le cleaning, pas très intéressant.

Autre bonne nouvelle : le picking commence bientôt et le packing aussi. Nous ferons plus d’heures.

De plus, notre supérieur nous informe que nous ferons du packing, et donc nous travaillerons en intérieur. Je vous assure que c’est une très bonne nouvelle lorsqu’on connait les conditions de travail en extérieur. Mon dos le remercie, mes coups de soleil aussi. 

Le packing

Le packing commence donc, je ne suis pas à la chaine mais sur un poste nécessitant 2 jours de formation où je serai tout seul. Mon formateur Nigel, est hilarant et nous devenons très vite ami. Mon job consiste à envoyer via deux énormes machines les boites et couvercles qui serviront à « packer » les melons sur la chaine. C’est un job avec un peu de responsabilités comparé au reste de la chaine et où il est nécessaire de courir toute la journée car si une boite se bloque sur la chaine, c’est à moi de trouver le moyen de la débloquer. Sans compter les va-et-vient nécessaires pour changer les palettes. Mais ce rythme me convient, les écouteurs sont interdits, je dois m’occuper.

Le nombre d’heures augmente, à mon plus grand plaisir. Le mois d’avril est donc bien meilleur et je fais en 2 semaines ce que je faisais en 1 mois. Je commence enfin à voir la couleur de l’argent et suis rassuré pour le reste de mon voyage.

L’heure du départ

Début mai, il me restait 10 jours de travail, enfin.
Mon supérieur me propose une augmentation de 3 dollars par heure. Dommage.

Je refuse mais suis reconnaissant, j’ai assez d’argent pour la suite.

Mon dernier jour arrive, Nigel vient me voir et me lâche « I’m gonna miss you » qui me touche sincèrement. Mon supérieur me serres la main et me dit de ne pas hésiter à revenir, qu’il me reprendrait immédiatement.

Le lendemain matin mon ami et colocataire, Zhang, me dépose à la gare, un câlin d’adieu me rend déjà nostalgique d’une période que je ne pensais pas si mémorable.

 

 

J’ai appris énormément sur moi-même durant cette période. J’étais seul au départ mais j’ai rencontré beaucoup de personnes, on réalise très rapidement qu’être seul n’est pas un problème. J’ai également appris énormément sur la culture chinoise. Les chinois sont très différents de nous culturellement mais je me suis vite rendu compte que passer ces différences, nous nous ressemblons en réalité bien plus que je ne le pensais. Je n’aurais jamais pensé que je rirai autant pendant ces 2 mois et demi.

Le job quant à lui n’était pas si terrible. En Australie, si vous travaillez dur, vous serez vite récompensés. Si vous ne rechignez pas à la tache, vous pourrez gagner beaucoup d’argent rapidement.

Les démarches administratives en Australie (Forfait téléphonique, TFN, comptes bancaires)

Les démarches administratives en Australie (Forfait téléphonique, TFN, comptes bancaires)

L’avion vient d’atterrir, vous êtes déjà épuisé par le décalage horaire. Votre backpack est certainement 10 fois trop lourd mais qu’importe ! Vous foulez enfin la terre promise ! J’aimerais vous dire que désormais, tout sera facile et qu’il suffira de brandir fièrement votre PVT pour que tout se passe aisément. 

Mais ce n’est pas (forcément) le cas ! Vous aurez des démarches administratives à entreprendre, c’est évident. 

Dans cet article je vais donc revenir sur les premières choses à faire en arrivant (ou même avant de partir) : les démarches administratives en Australie. Affichez votre plus beau sourire, je sais que vous adorez la paperasse :). 

#1 : Le numéro de téléphone australien

C’est important voire essentiel d’avoir un numéro de téléphone australien. Cela facilitera vos démarches futures et vous permettra d’être contacté par vos futurs employeurs. Sachez que le numéro de téléphone est demandé pour toutes les formalités administratives ou presque. C’est donc selon moi la première chose à faire en arrivant. 

C’est néanmoins très facile. Il y a trois gros opérateurs téléphoniques en Australie : 

  • Telstra : plus grande couverture réseau, pratique si vous comptez vagabonder un peu partout en Australie
  • Yes Optus : couverture réseau moins étendue mais bon rapport qualité/prix
  • Vodafone : peu cher, mais couverture réseau qui laisse à désirer 

Donc tout dépend de vos besoins ! 

Mon p’tit conseil : Ne prenez pas Vodafone, les forfaits des autres opérateurs ne sont pas hors de prix. 

Mon p’tit conseil n°2 : Il y a souvent (tout le temps ?) des offres de bienvenue ou des offres pour Noel ou des offres pour la Saint jsaispasquoi. Donc renseignez-vous avant de passer à la caisse ! Personnellement j’ai payé 15 dollars pour un numéro de téléphone avec carte prépayée de 30 dollars et 35 GB de data. Je t’avais dit que c’était pas cher. Je suis passé par Yes Optus. Mais je suis persuadé qu’il y a des offres également chez Telstra.

 

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#2 : Le TFN (Tax File Number)

Le fameux TFN, ou numéro de taxation vous sera systématiquement demandé avant de commencer un job. En effet l’imposition en Australie, comme en Nouvelle-Zélande, est à la source. Vous ne ferez donc pas de déclaration de revenus mais vous serez directement débités sur votre salaire. 

Pour faire une demande de TFN, deux solutions : 

  • Faire sa demande en ligne sur le site de l’ATO ou vous devrez remplir un formulaire pour expliciter votre situation. Cette démarche nécessite d’avoir une adresse postale relativement fixe puisque le TFN sera envoyé par courrier. Il vous sera également demandé un numéro de téléphone australien. Comptez généralement une semaine avant la réception mais sachez que certains ont moins de chance et attendent 1 mois voire plus!

C’est pour ces raisons que j’ai choisi l’autre solution :

 

  • Passer par un organisme indépendant. C’est une solution payante mais très pratique. Vous faites votre demande en ligne. Vous pouvez la faire avant même d’arriver en Australie. Personnellement, je l’ai faite lorsque j’étais en Nouvelle Zélande. Vous indiquez simplement votre date d’arrivée sur le territoire et le processus se déclenche automatiquement le jour J. Le gros + : pas besoin de se déplacer dans un bureau agréé ou d’avoir une adresse fixe ou un numéro de téléphone. La démarche se fait sans que vous ayez à vous en préoccuper et vous recevrez le TFN par mail ! Je l’ai reçu une semaine après mon arrivée, en passant par cette organisme. Comptez environ 60 dollars pour la prestation. Ce n’est pas donné, c’est certain, mais si vous ne comptez pas avoir d’adresse fixe durant 28 jours, c’est une solution.

#3 : Le compte en banque australien

C’est également indispensable si vous voulez travailler ! Sachez qu’il y a de nombreuses banques en Australie et que la plupart permette une pré-ouverture avant même d’arriver sur le territoire. Encore une chose que j’ai faite en Nouvelle-Zélande. 

J’ai choisi personnellement ANZ, mais la majorité des backpackers choisissent Westpac. À vous de voir !

Lorsque vous arriverez sur le territoire, vous n’aurez qu’à aller dans votre banque et demander à finaliser votre ouverture de compte. Ce n’est pas très long, simple formalité administrative. Pour ma part j’ai demandé à ce que ma carte bancaire soit envoyée à la banque et non à l’adresse que j’avais mentionnée puisque je n’étais pas certain d’y être encore. La carte est envoyée en 5 jours, aucun problème.

Mon p’tit conseil : Ouvrez un compte épargne en même temps, c’est généralement gratuit, ça l’était pour moi, et mettez 90% de votre argent sur votre épargne. En cas de vol de votre carte vous serez heureux ou du moins rassuré de n’avoir perdu que 10% de votre argent.

Mon p’tit conseil n°2 : Profitez également de cet entretien pour ouvrir un compte superannuation. En effet ce compte vous sera demandé la plupart du temps par votre employeur. Il s’agit d’un fond de cotisation pour votre retraite. Vous pouvez également l’ouvrir via votre espace personnel en ligne. It’s up to you.

Et voilà, pas si compliqué finalement ! Bien sûr ce n’est que la base des formalités administratives que vous aurez à faire, je ne parle pas ici de l’achat d’une voiture par exemple. Mais si vous faites ces trois démarches, vous serez parés pour bouger où vous voulez dans le pays et trouver du travail sans rencontrer d’obstacle dû à la paperasse.

J’espère en tout cas que ça vous aura aider. On se revoit bientôt les boyz and gurlz 🙂

Trouver un job en Australie

Trouver un job en Australie

Trouver un travail en Australie n’est pas (plus) choses aisée. En effet, d’après ce que j’ai pu entendre, l’âge d’or du job facile et qui rapporte en Australie est dépassé. Il est tout de même tout à fait possible de trouver un job en Australie, si l’on se donne du mal et qu’on est peu regardant sur la pénibilité du travail.

Bien sûr, je vais parler de mon expérience personnelle, j’ai pu trouver un travail en ferme en seulement 5 jours mais beaucoup n’y parvienne pas du tout. Il faut pouvoir également compter sur sa bonne étoile et ne pas hésiter à être mobile dans toute l’Australie. J’étais d’ailleurs à Brisbane et j’ai du faire plus de 1000 km pour me rendre sur mon futur lieu de travail (champs de melons). Je m’étalerai plus amplement sur mes conditions de travail dans un autre article.

Tip #1 : Les principales formations obligatoires en Australie

Certains jobs nécessitent d’obtenir des certifications au préalable. Il y en a beaucoup et elles sont payantes, donc choisissez bien le domaine dans lequel vous souhaitez vous illustrer pour ne pas perdre de l’argent et surtout du temps. La plupart des formations se font en centres agréés ou en ligne. Sachez que vous aurez assez de mal à trouver un job qui nécessite la certification sans celle-ci, les employeurs étant plutôt attentifs. Voici un florilège des principales certifs en Australie :

  • Le RSA (Responsible service of alcohol) : vous l’aurez compris, celle-ci vous servira à remplir des verres et empocher des pourboires en tant que barman. Elle peut même vous être demandée si vous voulez être serveur puisque vous devez souvent être en mesure de connaitre la législation en vigueur dans l’Etat. Choisissez d’ailleurs scrupuleusement votre Etat de passage de la certification qui souvent n’est valable que dans celui-ci ! 
  • La formation de barista : pour servir du café, on vous demandera de montrer votre certification de barista. Un petit papier qui prouvera que vous savez répondre aux exigences pointues en ce qui concerne le café en Australie !
  • La White card : le Graal du backpacker qui espère un gros salaire ! Celle-ci vous permettra de travailler en construction. Comprenez un travail en extérieur, difficile car très physique mais qui peut rapporter gros ! 
  • La Blue card : celle-ci vous permettra d’être traffic control course ou contrôleur de trafic routier. Ce job a également la réputation d’être bien payé et bien moins fatigant que la construction.

N’oubliez pas que la certification ne vous donne pas accès au travail en claquant des doigts. D’après ma propre expérience, il n’est pas rare qu’on vous demande la certification + un certain nombre d’années d’expérience dans le job en question. Faites le bon choix !

 

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Tip #2 : Le CV australien

Si vous pensiez pouvoir y échapper, c’est loupé ! Il va falloir refaire son CV (youpi !). Enfin, soyons clair : tout dépend en réalité du job que vous visez. Si vous voulez travailler en ferme il est peu probable qu’on vous demande un CV, on vous interrogera seulement sur votre expérience passée dans le domaine (et encore !).

Mais pour tout le reste, j’ai bien peur qu’il va falloir ressortir votre plus belle photo professionnelle. 

Mon conseil : faites un CV différent par secteur d’activités. Les employeurs s’en foutent de savoir que vous avez été développeur web si vous cherchez un job de serveur ! 

Le CV peut faire 2 pages ça n’a pas d’importance, faites simple : on veut pourvoir comprendre vos skills le plus rapidement possible ! Mettez directement vos disponibilités et votre VISA. Ainsi que bien sûr, tout ce qu’il faut pour être contacté.

Autre chose : les employeurs australiens adorent les références et n’hésitent pas à les appeler ! Donc si vous pensez à embellir la réalité, faites ça intelligemment bande de petits coquins ! 

Vous pouvez voir celui que j’ai fait ci-contre. Mon objectif premier était de trouver un job en ferme mais ayant un budget très limité, j’ai tout de même postulé à divers offres sur Brisbane (dish washer, kitchen hand, car washer…) juste au cas où.

La lettre de motivation peut également être demandée, mais pas toujours. Personnellement, je n’en avais pas fait, mais j’étais sur le point de me lancer juste avant de choper mon taf en ferme (ouf).

Tip #3 : Où chercher un job ?

Très gros sujet, et tout le monde y va de son conseil de voyante. En réalité tout dépend de ce que vous cherchez ! Pour les jobs en ferme je vous conseille de regarder le Harvest Guide édité par le gouvernement. Celui-ci vous donnera une idée de la localisation des fermes qui recrutent en fonction de la saisonnalité par localisation.

Mon petit conseil : allez directement sur la côte ouest, bien moins plébiscitée que l’est, vous aurez moins de concurrence et plus de chances de trouver un job en ferme ! 

Pour ce qui est des jobs comme waitress, dish washer, kitchen hand etc… visez les grosses villes. Vous aurez plus de chances de trouver à Sydney. N’oubliez pas tout de même que les loyers y sont chers. Personnellement, j’avais visé Brisbane, mais énormément de backpackers cherchaient du travail et n’en trouvaient pas à la période à laquelle j’y étais.

Ayez toujours un plan B et que la chance soit avec vous !

Tip #4 : Quels sites / applications pour trouver un job ?

Bien sûr la grande majorité de votre temps sera dédié à la recherche de job sur le net. Pour cela, vous devez cibler quelques sites et applications incontournables : 

  • Gumtree : l’équivalent de notre bon coin national, Gumtree dispose également de références en jobs. Vous pouvez également publier une annonce énonçant que vous recherchez vous même un job pour maximiser vos chances. Mais je ne peux vous dire si c’est vraiment efficace.
  • Seek : un site de recherche d’emploi. D’après ma propre expérience, ce site est davantage utile lorsque vous recherchez un job plutôt qualifié et non un job de voyageur mais ma foi sait-on jamais ?
  • Indeed : le « n°1 » des sites de recrutement. C’est ici que j’ai trouvé le plus d’offres personnellement. 

Je vous conseille de créer une adresse mail réservée à la recherche de job et de créer des alertes pour les annonces pouvant vous intéresser. Très souvent, c’est premier arrivé, premier servi puisque ce sont des jobs qui ne nécessitent pas énormément de compétences pour la plupart. Soyez réactifs et consacrez-y du temps !

  • Il reste évidemment Facebook : c’est la première plateforme pour ce qui concerne les petits jobs en Australie. De nombreux groupes sont disponibles pour la recherche d’emploi. Il y a ceux qui concernent l’Australie entière (Backpacker jobs in australia par exemple) mais également par région, Etat voire par ville ! Donc n’hésitez pas à rechercher tous les groupes possibles et imaginables ! Il y a également les groupes réservés à la recherche de fermes (AUSTRALIA Fruit picking/Packing/Farms Jobs/88 days par exemple). Mon conseil : lorsque vous êtes sur la page Facebook d’un groupe, réglez les notifications pour que vous soyez prévenus à chaque publication. Oui c’est un peu chiant, vous allez recevoir des notifications toutes les 30 secondes mais comme je l’ai dit : premier arrivé, premier servi !
  • De nombreux sites et apps vous serviront pour trouver un job en ferme. L’application qui me parait la plus utile est Wikifarms : elle répertorie les fermes en Australie. Vous pourrez les trier par plantations et surtout par saison et le plus important : les numéros de téléphone et adresses y figurent ! Néanmoins l’application est payante (autour de 7 euros sur le google store).

Bien sûr, la meilleure technique restera le porte-à-porte ! Peu importe le travail que vous recherchez, rien ne vaut de voir un candidat qui se déplace directement. Apportez des CV et mettez simplement une tenue adaptée au cas où vous commenceriez immédiatement  ! 

Je pourrai m’étendre sur les working hostels et les agences d’intérim, mais je n’ai que très peu de connaissances sur le sujet. Tout ce que je peux vous dire c’est renseignez-vous avant ! Postez un message sur les groupes de backpackers et regardez les avis sur Google. Passez par un établissement tiers pour trouver du travail peut très vite tourner au cauchemar. (Mais non, souriez 😀 !)

Vous l’aurez compris, trouver un job en Australie n’est pas une partie de plaisir et pour cause : tout le monde veut travailler ! Les backpackers sont de plus en plus nombreux en Australie et la loi des 88 jours n’arrange rien ! Celle-ci énonce que si l’on travaille pour certains employeurs, dans certains jobs (en ferme pour la plupart), une deuxième année de WHV est possible. L’eldorado pour la majorité des backpackers qui comptent littéralement les jours. Mais cette loi accroit considérablement la concurrence, permettant ainsi à certains employeurs peu scrupuleux de casser les salaires. Néanmoins, vous aurez peut-être de la chance et obtiendrez un travail payé à l’heure au tarif légal ! Gardez espoir ! 

J’ai moi-même trouvé un job rapidement, je vous raconterai tout ça dans mon prochain article ! See ya boyz and gurlz 😀